Petites nouvelles d’hier

Petites nouvelles d’il y a… quelques années !

Nouvelles lues dans l’Aix-Presse n° 59,  juillet 1980

Dans cet article d’il y a 42 ans déjà, on pouvait lire ces extraits, à propos de l’Hospice de St-Romain plus récemment nommé “Maison de retraite”

“C’est un décret du Président de la République, le Maréchal de Mac Mahon qui en date du 28 janvier 1876, permet la création d’un hospice intercommunal à St-Romain-d’Urfé. Cet hospice a été possible grâce à la donation des familles Moulin-Darrot-Farjon des Salles. Hospice intercommunal (géré par un conseils d’administration composé de membres également répartis entre les communes de St-Romain et celle des Salles), une originalité rare en France.

“A l’origine assuré par les religieuses St-Joseph, le fonctionnement l’est depuis 1968 exclusivement par du personnel civil (…)

“Pour le financement, comme il s’agit d’un hospice intercommunal à caractère privé, aucune subvention ni de l’Etat, ni du département ne vient améliorer les finances de l’établissement (qui) repose sur les ressources immobilières de l’hospice, propriétaire de deux fermes (Verdier, Carré) et d’une dizaine d’hectares de bois(…) L’apport principal est constitué par les pensionnaires qui paient un prix de journée (homologué par la Préfecture). Celui-ci s’élève en 1980 à 40 Francs pour les personnes valides et à 46 F pour les invalides. Il faut dire que ce tarif constitue l’un des plus bas pratiqué dans ce genre d’établissement.

“La capacité officielle de l’hospice est de 26 lits (St-Just 21, Noirétable 70) répartis en 10 chambres à 2 lits, 5 individuelles, et une à 3 lits. Réservé en priorité aux habitants de de St-Romain et des Salles, l’hospice est largement ouvert aux pensionnaires venus de l’extérieur.

“Ces pensionnaires se sentent généralement à l’aise dans ce coin calme, même trop calme, puisque le village ne possède même plus une épicerie où acheter un paquet de biscuits ou quelque friandise. Cependant, ils peuvent profiter largement des promenades , n’étant finalement tenus d’être présents qu’aux heures des repas et pour le coucher…  Certains se donnent quelques petites activités ( ramassage d’herbe pour les lapins) l’entretien du jardin étant impeccablement assuré par M. Louis Roche de St-Just.

“Malgré de constants aménagements intérieurs, la vieille maison correspond de moins en moins aux nouvelles normes des maisons de retraite qui veulent que si on n’augmente pas leur nombre et leur capacité, on “humanise” celles existantes. Dans cet esprit, un projet d’humanisation est à l’étude qui supprimerait le second étage actuel (où les chambres sont petites et mansardées) et qui donnerait au même nombre de pensionnaires (26) une chambre individuelle. Ce projet prévoit donc un nouveau bâtiment qui occuperait une partie de la cour et du jardin actuel, composé d’un rez-de-chaussée et d’un étage (desservi par ascenseur) , il grouperait 19 chambres individuelles.

“Ce projet officieux encore, mais en bonne voie de réalisation dans les deux prochaines années bénéficiera d’une subvention départementale.”

Nouvelles lues dans l’Aix-Presse n°72,  juillet 1982

L’école a organisé son voyage annuel en Lozère, le petit Olivier Lugné raconte :

“Nous sommes partis à 5h. du matin. Nous avons roulé tout le matin et après nous avons mangé à un endroit où il y avait des tables, des chaises et une cabane de restaurant avec 2 gros chiens dedans hauts de 70 cm, longs de presque 1m. Nous sommes repartis et nous avons vu le viaduc de Garabit de 100m de haut. Les toits des maisons de Lozère étaient en ardoise (…)”

Nouvelles lues dans l’Aix-Presse n°59,  novembre 1980

A la rubrique sportive, les basketteuses de l’ASJ écrivaient :

Nous avons réussi à maintenir l’équipe grâce à 4 nouvelles joueuses et au retour d’une ancienne, si bien que maintenant nous sommes 12.

Contre St-Just, c’était la panique générale. Il a fallu une série de paniers marqués par Yvette  afin de limiter les dégats. Score final : 29-39 dont 21 pts marqués par Yvette.

Nouvelles lues dans l’Aix-Presse n°24,  décembre 1988

Dans “Petites Nouvelles de St-Romain”, on pouvait lire , il y a… 33 ans :

Samedi 20 août : A la salle Pierre-Kreiner, les Classes en 8 sont en fête. Après le dépôt d’une gerbe au monument aux morts, l’apéritif est offert par la municipalité aux joyeux convives. Ensuite ce fut le repas préparé par le traiteur Morel de Champoly. La soirée agrémentée de danses et de chants d’accordéon se poursuivit fort tard dans la nuit. Bravo pour les conscrits et les conscrites de la “8”, en souhaitant que cette heureuse initiative soit reprise pour le classes en 9.

Nouvelles lues dans l’Aix-Presse n°24,  août 1977

Dans “Petites Nouvelles de St-Romain”, on pouvait lire , il y a… 44 ans :

Changement à l’école : Après avoir fait la classe de nombreuses années dans notre école, chargée de classe unique depuis deux ans, Mme Simon quitte nos élèves pour aller enseigner à ceux de St-Just. Elle continuera cependant à habiter parmi nous à l’ancien café Simon.

Salut aux nouveaux arrivants :  De nombreux nouveaux venus vont habiter (ou habitent déjà) St-Romain. La première vague d’arrivants était celle de la famille André résidant à la Croix des Oeufs. La seconde est représentée par les nouveaux tenanciers du café Drevet : M. et Mme Mandonnet.

A propos des foins : Après une semaine de temps beau et ensoleillé qui a permis d’avancer les fenaisons, la pluie est revenue interrrompre les travaux inondant les prairies si bien qu’on va se demander s’il ne faudra pas prendre une barque ou même aux dires de certains plus fortunés sans doute, un hélicoptère pour rentrer le foin. Encore est-il permis de se demander où il le feront sécher !

Nouvelles lues dans l’Aix-Presse n°95,  mai 1986

A la rubrique “N”en croyez… miette” voici ce qu’on pouvait lire , il y a… 35 ans

” Saint- Romain pour la première fois cette année, va participer au concours des villages fleuris. Depuis longtemps déjà, spontanément ses habitants , non seulement ceux du bourg mais aussi dans les hameaux, avaient de leur mieux fleuri leur devant de porte. Plus encore, la commune avait disposé des bacs à fleurs et c’était un plaisir avec les beaux jours d’y voir éclore des couleurs chatoyantes et gaies. Mais 1986 a fait franchir le pas de la participation au concours. Celle-ci suppose non seulement le fleurissement du village, mais encore un règlement dont le jury le moment venu viendra contrôler s’il a été respecté.

L’article 1 du règlement impose que le fleurissement soit effectué à l’aide de fleurs naturelles. Par conséquent, les petits malins qui pensaient s’éviter les corvées d’arrosage en piquant dans quelques pots, deux ou trois fleurs en plastique devant leur maison en seront pour leur frais…

L’article 2 précise que s’agissant de plantes naturelles, les orties, ronces (même en pleine floraison), les fleurs de pissenlits, mauves, digitales, bourraches et autres fleurs sauvages ne sont pas admises à concourir.

L’article 3 précise que seules les fleurs poussant naturellement sous nos latitudes et nos climats peuvent participer. Inutile donc de chercher à se distinguer en plantant devant chez soi un cactus géant, une bougainvillée ou des eldelweiss. par mesure de sécurité, les plantes carnivores sont interdites, comme il n’est pas autorisé non plus d’utiliser des plantes géantes ou envahissantes pouvant perturber la circulation automobile. Le règlement précise enfin que l’aspect général du village doit être préservé, c’est pourquoi l’idée la plus originale d’un conseiller imaginatif n’a pu être retenue : elle consistait à transformer les rues de St-Romain en canaux (comme à Venise) dans lesquels on aurait pu semer de magnifiques nénuphares. Dommage ! Le projet était ambitieux quoique assez difficilement réalisable…

(Signé BATIFOL, la rubrique témoigne d’une époque pleine d’humour)

Nouvelles lues dans l’Aix-Presse n°10, avril 1976

“Quelle surprise quand ce matin 24 avril tout était enseveli sous une épaisse couche de neige. Quelle déception quand on ne peut passer dans les chemins creux où le vent a poussé la neige en congères. Surtout quand il faut descendre faire l’Aix-Presse et que le chasse-neige n’est pas pressé de passer. Rendons lui toujours cette justice que, avec le vent qui soufflait fort et le neige qui persistait à tomber, son passage aurait tout-à-fait été inutile.”

(sous la plume de Dominique Cazorla demeurant alors aux Barges, comme quoi au siècle dernier, on pouvait avoir neige en avril… )

 

Nouvelles lues dans l’Aix-Presse n° 4,  octobre 1975

« Les campagnes se dépeuplent », c’est devenu un refrain très répandu. Il évoque pourtant un problème qui nous touche particulièrement. En effet, au dernier recensement cette année, le canton de St-Just-en-Chevalet a perdu environ 11% de sa population depuis 1968. C’est la perte la plus importante du département de la Loire.

Qu’en est-il pour nos trois communes : Juré, St-Romain et St-Marcel ? Nous avons réuni et posé la question aux trois maires MM. Travard, Gardette et Chabré  :

Juré : 272 habitants (contre 361 en 1968)

St-Romain : 382 habitants (contre 461 en 1968)

St-Marcel : 310 habitants (contre 336 en 1968)

La perte de population est importante et s’est aggravée au cours des dernières années. A part St-Marcel, la baisse est supérieure à la moyenne du canton. La situation est inquiétante et directement liée aux problèmes que rencontrent les zones de montagne.

Sont évoquées les causes (diminution de la population agricole, attrait de la ville, niveau de vie, salaires, etc…) et surtout les conséquences  :

Sur le plan budgétaire : cette baisse entraîne une baisse des ressources communales, la charge par habitant augmente, les services (chemins, téléphone, voirie) restant les mêmes.

Sur le plan économique et humain : on note une baisse de l’enthousiasme, de l’esprit d’initiative, une certaine détérioration du climat social. Les commerces ferment ou sont moins actifs , les services disparaissent (bureau de poste, fermeture de classes).

Sur le plan culturel : la dispersion des jeunes rend plus difficile les regroupements, les activités d’animation.

Ce mouvement semble être une évolution normale due aux transformations récentes de la société économique, agricole et industrielle, mais dit un maire « c’est allé trop loin ».

Les solutions évoquées ensuite (créations d’ateliers, développement du tourisme) semblent peu sûres, seule reste l’agriculture :

L’essentiel est de sauvegarder l’agriculture qui maintiendra une population permanente, conservatrice de la nature.Il faut donc créer un nouvel esprit afin de valoriser le métier de paysan, d’améliorer les conditions de travail : remembrement à l’amiable, regroupement pour les travaux et l’achat de matériel,services de remplacement, préservation de la terre…

On peut ajouter l’intervention extérieure : l’Etat, conscient de cette situation critique , tente d’apporter une aide financière pour l’installation des jeunes agriculteurs en zone de montagne.

En résumé, si une grande partie de l’amélioration dépend des pouvoirs publics, nous ne devrons pas négliger les moyens qui sont à notre portée. Les ruraux sont presque obligés de prendre leur propre avenir en main.”

(Propos recueillis lors d’une réunion par D. Cazorla, P. Savatier et P. Barthollet et publiés dans l’Aix-Presse d’octobre 1975).